la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La Toto soulagée met la musique à fond, et son coeur il s'envole,
des prés à traverser, c'est l'envie de l'instant, de ne pas balader loin, de ne pas s'éparpiller, mais bien plus se poser, alors c'est vers Lavau, elle se gare ses pneus,
*le restaurant du port, devant la petite écluse, des vaches tout derrière, un bras de la Loire coule, et s'écoule son doux, un peu plus loin du foin, le temps est arrêté, et c'est ce qu'il fallait pour le vivre son intense,
les feuilles se murmurent, parfois plus de fracas, la bise fait du bien, le soleil est de plomb, une table des bancs de bois, c'est tendre en dehors, devant une tasse de thé, une rondelle de citron, épaisse de la dame généreuse, quelques personnes, des murs couverts de livres, en intérieur c'est frais, la pierre a un bon goût qui donne de la fraîcheur,
les yeux se ferment, s'ouvrent, le plus gros est derrière, l'instant se vit vraiment, libéré, c'est fort grand,
puis le pas chausse son sac, s'en va voir vers le champ, car cette bonne odeur comme elle s'engrange belle, dans les petites cavités qui conservent le précieux, l'élixir de la vie, comme cela fait du bien,
la fatigue, ses cinq jours, s'est roulée ses sueurs, elle s'est dégoulinée, ce soir est dynamique, tellement plus léger, aéré, dégagé de lourdeurs de non vie qui habitent la vie.