la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Les toits sont blancs, les parebrises gelés, le temps de l'hiver s'annonce,
et c'est bon de ressentir cette froidure de saison, quand le nid chaud garde ses bulles chaleureuses,
comme il savoureux ce lieu, comme c'est un plaisir chaque jour renouvelé de descendre cet escalier ou de le monter,
d'entrer fermer ouvrir la porte pour le quitter le retrouver, ce lieu magique,
le bois son nu découvre plus d'oiseaux encore, plus de clarté, de lumière,
tout en bas, les bégonias de couleurs ont pris une petite détonation de gel, mais sans se mourir encore.
C'est merveilleux ce passage de saison, quand elles se donnent la main, en allongeant le bras, doucement, délicatement, en murmurant l'oreille, *je suis là, j'arrive, faire mon boulot de vie, geler les sols, nettoyer des parasites, reposer ce tout et Là poser la vie, pour qu'elle se douillette se nichette, ses quenottes bien à l'abri d'un anorak de plumes,
qui s'en remettent à leurs encres, de toutes les couleurs,
même par le froid, les chaleurs dansent, allongent leurs jambages de bels tutus, chaussons de danses, nuques relevées, le pas léger,
la mélodie,
la mélodie du temps, quand elle se radoucit,
cela fait du bien, comme cela fait du bien, même dans le presque hiver,
le coeur a sa saison, sa chanson de son air, peu importe alentour, car dans la palpite de l'amour, le chaud se donne,
en toute saison, mon ciel, mon écriture, ma vie!