la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La Toto, elle ira, par les chemins, par les sentiers,
elle marchera beaucoup, errera en découvertes,
se posera ses temps, asseoira tendrement sa solitude sienne,
et elles se parleront, à deux, en confidentes,
c'est bon d'être l'amie de son âme en dedans,
de l'écouter beaucoup, pour tenter de l'entendre,
au plus profond fourmille la vie, vie précieuse de l'être,
et se donner se vivre c'est écouter en soi,
ses doux balbutiements, ses caresses intimes,
car l'âme est une amante qui aime sans décevoir,
et ses désirs si forts de forts, des ailes de beautés,
pour aller de l'avant, pour se sentir respirer,
pour se garder vivant, pour la happer la vie,
et la donner encore dans des bouts de vie,
à ses enfants,
dans sa force d'être,
dans sa capacité à encourager,
dans sa détermination à les forcir encore,
dans son courage devant leurs prises de risques,
dans son amour d'humain limité mais si touchant,
la vie cette aventure à vivre pour ses bulles de vie,
pour ses grains de folie, pour sa chouette sagesse,
pour s'envoler encore, sauter haut fort de haut,
courir sur une plage, tremper ses doigts dans l'eau,
laisser son visage au ciel,
fermer les yeux et se laisser emmener,
apaisé, serein, tranquille,
le ciel est bon quand on aime la paix,
en se contentant de vivre,
au plus près de sa vie,
en s'y accommodant, en s'y reprisant des belles pièces,
en improvisant devant l'instant,
en restant soi, toujours,
chaque jour son jour,
rester soi, au plus de soi car rien que soi,
son capitaine de vie,
à la barre d'un bateau au cours court,
c'est tellement bref, une vie.