la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Du dimanche, il reste de belles traces, d'il y a trois jours,
Le Croisic, le bout de sa passerelle, la canne à pêche, les petits éperlans de suite remis à l'eau,
la tête qui se vide se remplit de fort beau,
puis la ballade au phare, le soleil, l'ouverture, mais comme c'est joli,
et puis une terrasse, les rayons engouffrés,
la cote sauvage encore,
un petit panier d'osier dans la tête ses greniers, porte ses souvenirs d'un bel dimanche *levivre,
alors que fuient à tout jamais, les plus mauvais souvenirs, les peurs rentrées si fortes,
*levivre en autisme vécu ici, c'est de la sérénité, juste des petits reliquats, juste des petits rappels,
que le jeune homme devant, à côté, par derrière, tout près ou à distance,
est autiste à *levivre...c'est lui qu'il faut aider...
le parent bien après ce parcours au long cours à sauver de la vie,
ne peut qu'imaginer en sauver d'autres et d'autres,
sauver de la vie vaut le coup de s'épuiser si fort,
car les retours splendides donnent des énergies qui font pousser des ailes,
surtout quand on perd pieds...
et quand on la chance de se récupérer, que des envols possibles,
merci merci la vie d'avoir confié autant de vie pleine à sauver...
ce qu'il reste sont de bels restes: la conscience de la vie dans sa réelle essence, celle qui donne vraiment des carrières de diamants dont l'âme se réjouit,
de tels bonheurs retours, au bout d'autant d'années, c'est si inespéré, que mon coeur se chavire, s'éventaille, s'éblouit de cette vie sa pure, ce fut dur mais derrière,
RESTE DEVANT VIVANT...dans son lui tellement en prises d'initiatives encore comme ce matin, que je me réjouis, pour lui, mon fils autiste, que ma santé permit.