la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Hier matin, il déchirait son agenda, hier soir, son étui à lunettes, et ce matin, deux pages du calendrier pour juillet août, un mouchoir pour nettoyer ses lunettes, et puis il a jeté le deuxième étui donné, dans la rivière du Brivet,des angoisses, ses fameuses angoisses pour la séparation...
et puis il disait ne pas vouloir partir 14 nuits, mais juste cinq, alors il a falllu le mener au lieu de rassemblement des départs, et pas à la navette juste à côté, et il a fallu voir le responsable du séjour...
on ira le voir dans neuf jours, au milieu des chevaux, le coeur bat, il a tenté de se détendre, mais beaucoup de chagrins, il est fort éprouvé, il est fort éprouvé pour lui, le jeune homme autiste et ses angoisses, et aussi de *levivre que me libérer, trouver de l'oxygène, de la vie autre, est tellement difficile...
c'est loin d'être facile ce parcours en autisme, je suis fort lasse ce soir, mais demain sera autre, et puis on va se téléphoner, il faut qu'il comprenne qu'il n'est pas abandonné, que je dois me ressourcer aussi, et surtout envisager de lui donner l'envie de vivre sans moi, sans ses parents...
allez, la fatigue va se détendre un peu avant de trouver le sommeil...
la vie me lie Tellement que cela fait mal! et puis août dernier reste inscrit, avec cette montée en escalades de violences...
si il faut aller le rechercher pour éviter le pire, il faudra s'y soumettre, et oublier ses envies de vivre aussi...
qui veut prendre ma place, qui veut bien me cloner?? un peu juste un peu...