la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
C'est son week end foyer au jeune autiste, mon temps est libéré bien plus, et depuis merctredi matin, je l'ai presque oublié si souvent, en le prenant pour moi ce temps lumineux,
et cet après midi, sans horaire d'aquagym, allonge mes possibilités de l'aimer ce temps, et comme c'est bon et comme j'apprécie au maximum,
cela favorise une longue pause devant le bois, avant de rouler la toto, de rencontrer, de ne rien prévoir, de voir ce qui arrive, comme çà, c'est grand.
J'ai coupé les hortensias, il y a quelques rares jonquilles, les jardinières aux plantes mortes, les branches du bois se balancent, les petites feuilles poussent des petits cris de joies en se donnant à vivre l'air, c'est un bois qui verdit, et cela me sourit,
c'est beau le Printemps, j'aime cette saison , si fort, la naissance, la renaissance,
la toux gratouille encore un peu, une nouvelle ou la même sinusite repointe une migraine, et le flacon tout juste acheté va aider à aller mieux.
Ma fatigue fut si immense, qu'il est bon de remercier le corps de souffreter un peu pour aider à entendre...
et en ce juste instant, après un matin l'âme en deuil, le corps frileux, vient comme une espèce de détachement, pour y voir presque plus clair, avec un peu de hauteur, de profondeur, de distance,
comme se ressentir le résidu en matières de vie passée, de celle d'aujourd'hui,
et surtout en soif de celle de la seconde suivante,
pour oser voir découvrii encore le mignon le délicat le tendre le léger même si le grave en dedans.