la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Aujourd'hui, il a fallu des milliards de tonnes de patiences, dans ce vécu d'autisme, seconde après seconde parfois des dix minutes à la file,
alors le corps expire inspire, fait comme il peut pour pas se dégrader la moulinette,
et déjà cette longue marche en bord d'eau, à pleins poumons, ses dix degrés, cela sauve, c'est vrai, si plus facile qu'en centre ville du Nord,
c'est que c'est Tellement une lutte de vingt cinq ans en autisme, pour oser le meilleur pour son fils,
le juste mot le plus adapté, un pas de côté, un autre franc, un retour,
c'est de la lutte de haut niveau de son humbLe terrestre, et la cervelle parfois s'y perd, c'est après elle qu'il faut cavaler toujours pour rester vivant dans ce survivre comme ce jour,
c'est bien de ne pas savoir à l'avance, je n'imaginais pas un tel vécu pour ses vingt cinq ans, un tel raisonnement, bien à lui, des pensées proches des nôtres, et puis ses fameuses crises aussi décapantes qu'en *petit avec juste son 1m84 et ses 90 kilos, en plus, et c'est pas rien, faut faire le poids de toute sa force mentale...
ce soir cette impression de ne pas avoir d'age, d'être sautillant, peut être que la lutte en amour est un combat de belles grâces qui rend vivant, même si cela épuise dans le plein acte, Tellement,
je suis vivante, ah oui que oui, mais larme à l'oeil, pas en bonheurs, c'est tellement dur, pourtant vital de nécessaire,
allez, c'est bien plus près du bout que du commencement...d'il y a vingt cinq ans,
et avoir rencontré l'Amour sur ce chemin, cela aide, cela sauve, cela donne des ailes, et me sourit de mon écrire mien.