la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
L'épuisement en bout de courses, dépassé, se lâche,
le bruissement des feuilles, les fleurs pétalent la bise,
le corps souffle, il était temps,
comme ce passage d'un état à un autre, est douloureux,
comme le temps de l'ado, c'est dur, d'angoisses, de bousculades vers le parent,
je me sens ma zombie dans la fraîcheur du bois,
reprend de l'énergie, cligne de l'oeil, lit,
me repose enfin après toute cette journée de rencontre du psychiatre, du foyer, de l'Esat,
c'est immense comme travail,
et aux yeux de chacun, tout au moins, à première vue,
je n'ai pas de fiche de paie, je ne travaille pas, ne suis pas salarié, n'ai pas de retraite,
comme cette France est injuste, comme le monde est terrible,
je suis en colère à cette heure, une colère paisible,
tant est encore à faire...
pourtant savoir que le foyer, enfin, commence à percevoir l'autisme,
pense continuité avec un centre d'autiste pas loin,
cet Esat il a fallu encore le travailler de coeur de mère,
en leur demandant de l'accepter en *cherchailles de posologies pour l'aider dans ce passage,
et encore des récalcitrants, comme cela agace, comme il faut se retenir, tenir face...
MAIS mes fatigues je les aime...
je me suis battue pour toi, mon fils autiste de vingt quatre ans, et tes copains copines.
Des choses bougent, ici, en Autisme adulte, en foyer,
et cela me donne envie de pleurer de toute cette énergie donnée, mon temps sacrifié...