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la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.

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Avant hier soir, c'était une réelle crise de folie en autisme adulte,

en jeune âge, on aurait parlé de tapages autistiques, de déferlements d'émotions, d'impossibilité de gérer son stress, de non langage pour communiquer...

 

CETTE FOIS, il a fallu assister, impuissant dans un premier temps, à un déballage de tête visualisé en direct de vécu, cette envie de se séparer de tout,

ce fut le jour d'avant, des derniers rares objets de sa chambre,

puis le matin même du bois des deux étagères,

le soir, l'envie de démonter les tiroirs de son nouveau bureau d'*adulte, choisis,

puis au tour du placard, à souhaiter le vider de ses vêtements, de ses planches...

 

DEUX HEURES NECESSAIRES, pour entendre, contourner, faire dévier les envies pas bonnes,

dans un premier temps en le laissant vider les vêtements en tas immenses, les planches intérieures, pour l'épauler, le ramener à la raison, en remettant le *tout, comme avant!

 

L'adoadulte en voie, aime faire de sa chambre SON LIEU, SON ANTRE, SON EXISTENCE!

 

En autisme, on est confronté à cette même CRISE D'EXISTENCE...mais c'est hautement plus compliqué, quand cela s'accompagne de cris, de survoltage, de violence si fortement exprimée!

 

ALORS ON AGITE SON PETIT DRAPEAU BLANC, C'EST TROP APRES TELLEMENT...et puis comme se plaindre, se lamenter, pleurer, augmente ses peines,

 

Ô temps, garder confiance!

 

C'est un passage nécessaire du temps pour le GRANDIR ENCORE ET EN CORPS, le corps de l'autiste pas épargné, et il accepte mal ses repas calculés, calibrés, pour contrer cette boulimie de mal être, de manger n'importe quoi, à toute vitesse, de se remplir, dans son vide actuel, en face de son existence plus dure encore pour lui, privé de tant de LIBERTé d'ÊTRE, DE PENSER SEUL, DE SE PRENDRE EN CHARGE SEUL...

 

CAR SES POSSIBLES RAISONNEMENTS VISUALISENT BIEN TOUT CELA!

 

Fallait il le laisser en bas de son escalier, qu il reste non parlant, non exprimant, à vie, dans des colères non comprises?!

bien sûr que non, tout ce qui est fait, fallait le faire,

même si c'est archichouloureux de l'entendre s'exprimer clairement quand il est au mieux de lui, quand son fouilli de tête le laisse tranquille, qu'il n'a pas ce besoin de jeter la moindre miette pour se sentir libéré, table rase,

 

DANS SA TÊTE A LUI!

 

Mon fils,

ta vie,

la mienne,

notre combat,

dans la force...

 

QUI VIENT DE JE NE NE SAIS Où ENCORE!

 

Ma forme retrouvée Aujourd'hui, permet d'envisager, cette soirée! pour son meilleur à serrer tout contre son coeur!

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