la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Pour le moment, la plume reste dans l'encrier, ou suspendue dans les airs, se laissant duveter tendre, ou à se guiliguili le brin d'herbe verte, le petit jardin devant le bois chante de joies,
un vécu en autisme hyper dur suit son cours,
c'est bon de ne pas avoir envisagé à l'avance, que le jeune homme autiste de vingt quatre ans, aurait tant de difficultés bien réelles, à poursuivre sa route, en adulte à devenir, sur sa voie,
des longues heures sont à supporter, car il faut entendre, écouter, parler, supporter des colères, faire cheminer des pensées, des courants de voies d'ondes, des actes à dévier...
c'est immense d'énergie à donner encore...
alors, le petit être sort, prend le soleil, marche, jardine, cuisine, lit beaucoup, et laisse un peu l'écriture pour le moment, comme un besoin d'actes concrets de vivre, de se sentir encore vivant,
malgré tout, car chaque jour son jour, et chaque seconde passée, en chemin parcouru, n'est plus à vivre, à survivre souvent en ce moment.
C'est un rude d'hyper douloureux, ce passage du temps des vingt quatre ans d'autisme, presque la moitié d'une vie derrière.
Et l'instant se repose, entend le pigeon, le bouc se tait, les fleurs papillent, deux papillons, la douceur de l'air, comme cela fait du bien,
avant de grimper la Toto avec son étiquette *A l'Aise Breizh, toute bleue, sur sa vitre arrière!
car ainsi va la vie, dans le regard du temps!