la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il y a un réveil si tôt qui laisse las sans retrouver le sommeil, et il faut faire avec, une fois réveillée, et c'est fort bien heureux quand un départ léger pour le jeune homme autiste, si bien hier soir, heureux de son nouveau bureau choisi, de son fauteuil moelleux, c'est bon pour les humeurs que se décontracter...
accompagner une vie en autisme, c'est tellement être là, et être las aussi, c'est tellement se donner,
les deux amies sont en route vers le Morbihan, mais en semaine c'est mon impossible, histoire d'heure de navette, de fin de semaine à aller le chercher pour 15H50, le plein après midi, histoire de garder le lien entre l'Esat et le parent, c'est vital,
c'est beaucoup de vie à se contourner sa vie, quand on vit en autisme, parfois c'est d'un tel suffoquant, un étouffement féroce, la seule chance d'aller bien c'est de saisir la vie dès son instant possible, libre, aéré, plein de facile sans le stress,
car on n'a qu'une vie, et en accompagnant parent, le devoir de rester en vie, se prend une tranche de tête, ce vécu si souvent fait de ses hauts si hauts et de ses bas si bas, peut épuiser bien trop,
la Toto est sa prête, un tour dedans les fleurs, la petite terrasse rêve de remplir un pot vide, un autre sur l'appui de fenêtre, et peut être qu'une suspension sur le tronc du yucca son mort son Printemps, comme ce sera joli,
de vie!
C'est bon d'aimer la vie à s'embrasser ses anges, sur une terre marchée à fleur de peau sensible.