la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Roscoff
Et si samedi fut doux avec sa bise froide, en nuages dispersés sans pluies,
dimanche fut des gouttes incessantes, un vent si froid,
à marcher sous le parapluie dans des épaisseurs pour affronter les éléments,
et d'un tea shirt et d'un sweat et d'un polaire et d'un parka, et d'un parapluie,
humidité vent ciel de brume dense, dans le Finistère de granits et de verts.
La douceur d'ici, ce matin, fait du bien, s'enfourner en Toto sa légère en sweat,
cela allège le courant à surfer patiner pour le meilleur, encore, tranquillement.
Une sortie d'une petite dizaine de minutes du second au rez de chaussée, c'est bien,
quand le départ de l'hôtel a pris une bonne demi heure,
d'angoisses de *se séparer, partir, laisser derrière des lambeaux de vie,
pour le jeune homme autiste qui reste démuni pour emmener dans ses bagages de tête,
les moments passés, les gens qu'il ne reverra plus, le lit d'une nuit,
l'arrivée au café pour rejoindre des amis, fracassante d'éclats de vie en cris,
un cinq minutes, c'est peu, c'est bien moins que plus, c'est à dépasser sans trépasser,
l'Essentiel, c'est de le voir progresser, encore, encore...
et *levivre, ce tout cela a plein de sens,
celui de le voir pirouetter, rebondir, quitter,
parfois, avec tellement de facilités d'aises.
Accepter des moins biens, c'est encore l'aider, lui donner matières pour avancer,
son chemin de lui, singulier, est,
et c'est l'essentiel, *tellement de vie dedans, à fleur, à ondes, à tant de temps.
Un rendez vous ce midi, avec le psychologue, va poser en mots écrits le sens, les sens...et c'est bien!