la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Quand juste trois points de tension, depuis 16 heures hier, en neuf heures de vécu réel, c'est immense de retour si bon des efforts faits en passé,
juste trois fois cinq minutes à maintenir ma position ferme devant sa détermination qui se plie vite avec sa belle compréhension et sa possible résignation,
c'est immense,
dans l'instant, le souffle remplit toute la tite home, le bois babille ses pigeons, pas un souffle de vent, l'accordéon en éventail intérieur fait un tel bien de jolie musique ses ondes,
tout est paisible, tout est partage grand d'une telle vue immense quand on sait de où il revient de loin, de si loin, le jeune homme autiste,
la vie est une magie, ce matin,
et le savoir heureux de rejoindre l'animateur Association Loisirs Handicap avec d'autres, pour une ballade à Pénestin, c'est gigotant de belles odeurs du pique nique tout prêt dans son sac à dos, ses bottines joyeuses,
c'est de la pure joie que de connaître ce matin si éclairé, à se vivre avec lui, en autisme pourtant.
Bien sûr qu'il y aura des petites mauvaises humeurs, encore, mais pour l'heure tout est zen,
et la vie se délecte, et conforte dans ce choix de continuer la route, pour qu'il se construise encore dans son Grandir qui lui revient de pleint droit d'Humain. Mon être se détend, j'étais si apeurée de ne pas savoir reprendre le rythme, ayant me semble en écoutilles les enfers du passé, et non plus ceux du bel Aujourd'hui. C'est bon de se savoir apte pour Aimer.