la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Le chauffage est arrêté dès le réveil, comme c'est bon cet air tendre, puis comme l'heure avance, la porte fenêtres est grande ouverte,
et sans même attendre un oui, le petit bois s'invite, et se vit en dedans, la maison gaie se laisse laver tendresses, sous le cou doux des oiseaux qui merveillent les airs jolis,
le petit coeur bat son coquet, comme c'est bon, ce Printemps qui arrive,
et c'est tentant d'arrêter le cours,
c'est tellement merveilleux cette Nature qui se réveille, que chaque jour de l'année, mmmhh, cela fait rêver, mais il faut bien qu'elle meure en hiver pour donner le goût d'apprécier si fort, si chaque jour de Printemps ce serait routinier et pas assez entendu,
apprécier ce temps c'est mille sens qui se bougent, les veines remuent leur sève de vie, un plongeon par le balcon ravit, le pas qui ouvre la porte du garage se laisse surprendre à danser,
pour fêter ce Printemps naissant, y'a pas, cela reste impossible de se voir, mais ces jours bons font voir de plein qu'en hiver le petit être se vit au ralenti, même si il tente de saisir chaque crépitement chaud, la moindre lueur,
au Printemps c'est tellement de partout, la vie est Là, en tout Là, car de là elle se rentre,
et comme l'âme est heureuse de cette renaissance.
Quand le poids des années ne se fait pas sentir encore, cela est une grande chance, quand la santé est, reste Là,
il reste juste à lutter parfois contre une lassitude quand des trop de vie douloureuse pourraient anéantir, faire chanceler, monter en tension, faire voir de noir.
La vie,
cela reste,
à se faire,
son éducation,
chaque jour,
la vie mérite,
de la vivre,
au plus près,
en essentiels,
Tellement.