la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La balustrade prend la pause ce soir, ses petits bras en chef d'orchestre chantent les oiseaux à pleins poumons, l'air rentre, la fenêtre reste ouverte un long temps, elle écoute, ferme les yeux, inspire profondément cette bonté dehors, ces petits artistes aux plumes douces fredonnent si bien,
puis,
mais il encore trop tôt même si le noir est là, le divan s'installe son silence, il vient d'éteindre la radio, il se pose son regard ouvert en séjour, la nuque s'allonge, l'orteil frémit, un muscle se détend, la jambe, le corps, et voilà que les bras, une main, douceurs, légèretés, cela fait du bien, de se reposer,
la tête a fixé son sourire, il revient demain, le jeune homme autiste de vingt quatre ans, et la forme de plein, de ces onze nuits de repos, de liberté, de regard qui rentre des lueurs, des plumes par mille ramassées dans l'air du temps, comme c'est géant de vie, quand elle offre ses délicatesses, ses voluptés de se reposer à son aise, de tout son saoul
dans la grâce du temps, l'être remercie l'instant comme ce midi, devant ce bois, si belle offrande de sa vie d'être.
C'est bon quand la tête décapsulée s'est remplie de beautés, de bontés, de petits instants magiques, de mots tendres, d'échanges riches,
alors les petits yeux sourient leur intérieur vivant, quand la vie en douceurs éclaire le petit cerveau, qui aime, se faire du bien, Là, en tout Là,
pour vaporiser ses pores d'un parfum délicat, c'est bon de se faire du bien, et c'est bien essentiel.