la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Et le cours du temps allège la douleur et c'est bien,
car le plus rude à vivre, dans une tête de parent d'autiste,
c'est de voir, entendre, alentour, un souhait de ne pas comprendre, de ne pas chercher à être attentionné, à l'écoute,
d'une personne autiste,
ce monde qui court, après je ne sais quoi, qui parle de tout et de rien, qui ne perçoit plus grand chose,
il est effrayant ce monde, quand on a un enfantadulteenfant autiste à vie,
et c'est peut être en écrivant sur *la moindre des choses
qu'on peut aider ce monde sur le chemin d'une éventuelle meilleure appréciation des difficulés autistiques.
Entre une personne autiste et l'autre, le fil se navigue d'ondes invisibles si souvent, le moindre truc, la moindre gestuelle, sont si souvent des phares d'éclairage à pas rater.
Cela ne demande pas grand chose,
juste d'être en PRESENCE,
ce que le monde, quand je le regarde, oublie de plus en plus de se contenter d'être,
EN PRESENCE!
LA PRESENCE C' EST LA VIE!
Et vivre avec un jeune enfant autiste, un *ditadulte autiste, reste bien plus simple,
que de voir ce monde aveugle, qui a perdu ses sens, son sens de vie, et qui vit près de lui!
Et la perception de l'oeil fait moins de cadeaux à un adulte qu'à un petit! il me semble!
Un petit enfant autiste c'est tellement bien plus dans l'hyperactivité, les cris, les immenses dites *bêtises,
pour l'adulte parlant, stable en apparence, conscient de ses difficultés, bien peu presque personne n'arrivent à ne pas voir un *soi disant jeu comme ils disent.
Et ce qui est incroyable, c'est comme les *gens peuvent savoir,
sans rien savoir en fait!
Je ne peux avancer aucune vérité après 24 ans d'autisme, c'est pourquoi mes écrits de 99, sont restés en placard, c'est une haute et grande responsabilité que de dire, d'exprimer!