la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Le petit jour ouvre ses volets, d'abord tout devant pour savourer un thé brûlant, du pain aux noix, la tête emmenée vers l'extérieur, les toits des voitures sont gelés encore, le jour se lève à 7H15, c'est bon de bientôt le Printemps, comme elle est croustillante cette petite cuisine de cette nouvelle vie depuis trois ans, sans aucun un regret derrière pour la fort grande du Nord,
puis les pas s'ondulent le bord du bois, quand la fenêtre s'ouvre, les cris d'oiseaux, la fraîcheur froide, le plein poumon respire, sans la bronchite ininterrompue de l'an passé, cet Hiver est bien meilleur en santé retrouvée,
une pause, tranquille, savoureuse, au plus près, avant d'envisager Nantes prévu à consulter, c'est bien de prendre soin de soi, d'être attentif, de ne pas tenter d'être trop vaillant sans aide extérieure,
le mois dernier fut secouant, comme tant d'années passées, déjà, il faut rester prudent, ne pas penser que quand on a traversé, on peut traverser aussi bien encore,
le temps avance, la force vive est là, c'est fort certain, mais pourtant la cadence du temps dans un vécu en autisme à vivre de très près fort souvent, s'est glissée dans une malle intérieure, qu'il faut regarder avec justesse,
un être ce n'est pas inépuisable, il a ses réserves, il se ressource en route, il peut être fatigué, épuisé, il faut qu'il s'écoute, et quand il peut encore envisager de trouver des voies pour que le jeune homme autiste vive de son plein au plus près de lui, et que le parent puisse vivre aussi, encore,
car cela urge de plus en plus...