la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il fait un immense soleil, chaud sur le visage, c'est bon de prendre son élan, et d'envisager de sortir,
comme ces petits oiseaux derrière qui volent de branche en feuilles,
les arbres remuent, papotent, apprécient ce soleil, généreux,
le bois dégagé, enfourne une grande Lumière dans le séjour qui sourit, les fleurs se vivent, le cyclamen aux fleurs tombées hier a repris ses verticales en étant arrosé, léger,
les asparagus tous de verts sont francs, un oiseau passe devant, un autre se pose sur l'arbre de gauche, il regarde de tous côtés, l'effronté, il reste un temps certain, je l'observe, un gros oiseau au corps mince, je ne connais pas son espèce, la branche remue un peu, la bise se donne ce matin, aérée, il change de sens pour garder l'équilibre, le petit malin, déjà un gros oiseau, un peu de la taille d'un pigeon, puis il commence à becqueter une fine branche souple,
il est là,
je le regarde avant qu'on sorte,
le tronc remue un peu plus fort, il est encore en équilibre,
de vie!
Un autre plus loin, un pigeon, se pose sur une branche de moyenne taille qui sous son poids, sautille,
l'oiseau posé, s'envole,
un autre tableau se donne à voir
de vie!