la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il fait soleil dans un ciel bleu d'un vingt deux janvier, c'est beau!
Le pas descend sa petite lessive, et avant de se remonter, il tourne la clé, marche prudence sur le bois glissant de la terrasse, et saute dans le gazon pour s'en parfumer d'aises,
et déjà, le bien être plus en corps, son tour joli, les bourgeons des hortensias ouvrent des petites feuilles, les lilas plus haut s'ouvrent aussi, les feuilles vertes des narcisses, des tulipes montent dans le gré du temps, c'est joli,
le ptit gazon décidemment manque de brins, ce sol de tout près de bois n'est pas le meilleur pour lui, mais comme les arbres s'apprécient tellement, c'est bon de se satisfaire d'un tapis d'herbes clairsemées, et puis, c'est l'Hiver, à en douter car même si un petit froid dehors, le corps en pull n'a pas froid,
les feuilles du rosier se croient au Printemps,
la Nature dans ce déluge mondial en tant qui bouge de part tout, s'adapte, en espérant que tout ce trop rapide ne soit pas gelé dans un bel élan de vie.
ICI, le goût de l'Hiver a ce parfum, cet année, de douceurs, et c'est fort agréable,
on discute ferme avec le jeune homme décidé à manger à son petit endroit qu'il maîtrise bien, mais l'amener vers un autre, tout en haut, près du pont de la Roche Bernard, qui surplombe avec splendeur, la Vilaine, c'est une belle idée, à le faire circuler, apprécier, pour qu'il dise un bel bon oui sorti de lui, en quelque sorte!
Un bord de mer se laissera ouvrir encore, de liberté, de grandeur, de roulis,
ces temps pris de leurs pleins sensibles généreux, comme c'est bon, comme c'est tendre, comme c'est miracle de vie.