la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
A distance,
je serre contre mon coeur Linselles, frappé si lourdement, de ses bonnes intentions.
Ce petit bourg du Nord de la France que j'ai si souvent marché avec une amie, fait mes courses, acheté mon pain chez une amie, des cousins encore vus en fin d'année, je l'aime si fort, ce bourg de vie encore assez douce,
il y avait tant de monde ce trente et un décembre, une file d'attente de vingt minutes, mais une telle envie de l'embrasser, de lui souhaiter bon courage, une année tendre, quelques secondes saisies, eux, si merveilleux, avec leur quatre enfants et leurs trois filles adoptées en Inde, si engagés, dans leur asso,
c'est leur fils, qui vient de revenir du Niger, choqué par le décès *de ses potes, comme il dit,
en soutenir quelques uns par sms, est ma seule petite possibilité, si incapable de dire en mots parlés,
la vie quand elle décourage, casse, brise, tue, les belles volontés, les bonnes âmes,
C'EST LA PLEINE HORREUR DE LA VIE!
Et quand ma fille aînée, parfois dans des missions sur le terrain, en sols d'Afrique, fort engagée en asso, pour le Mali et le Congo,
à distance,
cela fait du bien, c'est aidant de constater comme l'age vieillissant peut permettre de survivre sans nervosité, sans angoisse inutile, sans pour autant lâchement les abandonner,
je suis de tout coeur avec les innocents, les bons, les ceux qui ont envie que le Monde change!