la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Ma Vie, tu m'as fait peur,
si fort de peur de tant,
le mois de Novembre,
TELLEMENT,
A le voir *perdre sa tête,
mon fils autiste,
à imaginer le pire du non retour,
de tout ce temps partagé, sué, pleuré, agi,
pour rien,
pour sa case du presque départ,
sans rien savoir encore,
que le zona, l'avait mis,
*hors état, électrisé, violent, agressif,
j'ai eu peur,
oui,
si peur,
car sur ce chemin en vécu d'autisme,
à travailler sans cesse pour le voir progresser,
à imaginer que peut être le ESAT SACAT
puis peut être aussi le Foyer d'Hébergement,
et se voir se dessiner le pire,
le médical, l'enfermement dans le cas où cet état s'installait,
l'asile psychiatrique,
dans le cas où la tête perdue reste morte
cela prend toute la tête d'une mère,
pour penser limiter les plus pires encore,
puis, le revoir devenu LUI POUR SON MEILLEUR POSSIBLE,
si la vie elle veut bien,
il fallait bien cette tasse de thé, ces endives du Nord,
pour réchauffer tout mon être,
à la femme se vivre,
pour la re-serrer la vie,
au plus près, au plus vrai,
au plus fort de fort, en corps,
encore,
de naissance en naissance,
quand la vie donne à vivre,
de la vie,
tout simplement *levivre,
son état d'être,
dans le désir pur,
qui traverse le temps,
ô temps!