la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La distance me fait du bien, comme elle doit lui faire du bien au jeune homme autiste.
Une nuit en foyer d'hébergement hier soir, la première,
c'est une mise en bouche,
puisque hier s'est vu posé le bloc évier, le toilette, dans la lancée de bien trop de trop de tête, le cerveau avait cette envie de se lâcher prise,
sur tout, après,
et une mise en bouche,
puisque demain après midi, on se vit quatre heures,
le vrai break, la vraie coupure,
même si il est déjà, tellement, là, dans la vie pleine retrouvée,
la vraie libération, la belle échappée sera à partir de demain soir pour une semaine,
de tête libérée, totalement,
le petit être n'est que douceurs, la paix retrouvée en cerveau,
le pêtage grave de tête juste stoppé à temps, par ce repos de vie pleine,
c'est bon,
la vie c'est pour se vivre, non?
Et quand tous les faits obligés de vie, les incontournables indigestes souvent, ont permis ce cap qui se vise, se précise, se met en place,
dans sa tête, de autiste considéré adulte,
dans ma tête, de mère d'Humaine,
c'est bon,
comme c'est bon,
c'est son bon d'archi bon,
de ressentir cette délivrance,
cette vie qui se parcourt ma veine,
ma chance de vie d'avoir tenu,
dans un parcours aussi archi douloureux,
l'amour est un cadeau du ciel,
mais comme il peut être dur parfois souvent,
de vivre des amours fous,
au dessus de toute raison,
dans les extrémités de soi,
à se vivre d'aimer,
à travers, au delà,
la vie pleine dedans,
qui élixir son nectar,
comme breuvage si bon,
dans son brin d'herbe,
sa caresse, la main,
celui qu'on aime,
le coeur sa fleur,
la paix, l'amour,
mon émotion,
c'est une mise en bouche et une mise en bouche en faim de vie!