la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Et la Toto, ce matin dans son redémarre, tourne à droite pour monter le coteau, des autres vues, un jour tout neuf, cette ouverture,
elle tourne ma petite place, souffle doucement, c'est de la vie ici, paisible, c'est bon de s'être dans ce coin du monde, l'envie de se marcher un peu, mais partie sans parka, il fait si doux dehors, mais sans manteau quand même c'est risquer d'être malade, le dos est chaud et dégouline de son café brûlant, de ce pavé d'Arthur, une tranche si épaisse, et de son petit sucre trempé dedans son suc,
puis, la Toto, elle croise, une maternelle d'abord, et ensuite le collège, un petit, sac à dos, peine dans la main de la mère, une mère plus loin choisit de le porter son sac de vie l'enfant, et ce père ressemble tellement à son enfant ou c'est juste le contraire,
des frère et soeur, tout un petit monde qui vit, marche, vers son devenir, c'est émouvant.
Un agent de police arrête les voitures, le passage aux piétons,
c'est si précieux une vie quand on l'aime d'amour de se donner dedans.
Et quelle joie encore, d'enlever des fleurs fanées des géraniums, qui restent des délices, les graines des pensées de l'an dernier devenues fleurs aussi, sont jolies, pleines de jaunes, de blancs, de bleus, de panachés, et tous ces coeurs papotent, savourent cet Automne délicieux, généreux de bon temps.