la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
En soirée, le divan se repose, doucement, il regarde ses pensées passer, et comme c'est tendre le petit écrin de soi qui s'ouvre ses petits rubans et se donne à voir, des invisibles, en tout de près, des secrètes, au plus profond,
et cette douce vue, que d'imaginer plus bas, les ventres des petites graines de brins d'herbe, gargouiller de vie à venir, l'oreille guette le moindre remue ménage imperceptible en sol, elle se couche à raz du sol, scrute, et rêve à ses verts, ses pieds nus à caresser si tendrement, cette verdure.
Les arbres veillent, témoins, de cette naissance peut être,
il a gelé cette nuit, un zéro ce matin, même si un vingt degrés en plein soleil cet après midi.
La terre décidera d'offrir des brins verts ou de garder en son sol des graines gelées bien avant la saison d'hiver. Le tictac du gros réveil raisonne sur le buffet de la cuisine, il fait des plans de délices, une amie viendra ce week end, sa première fois, ici, dans ce petit lieu d'Ouest,
car quand le destin mène du Nord à l'Ouest, ce n'est pas rien.
Le hasard n'existe pas, le moment imprévu, l'instant attendu, c'est écrit bien souvent sur le chemin de vie, et cela reste bon de croire en ses possibles à la vie, en mettant tout en oeuvre pour tenter d'y arriver.
Et si le cours se détourne, c'est que c'est écrit, et c'est bon d'accepter.