la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Des humeurs lourdes, pénibles, du jeune homme autiste,
et puis, je ramasse les feuilles des chênes, quatre gros tas, déjà,
la main devient légère, le corps s'envole, c'est bon, il pluvine doucement,
puis de décider de sortir, de voir, de rencontrer la vie, encore...
aucune envie de sa part, il faut convaincre, et puis, un temps merveilleux si doux de tendre,
il pleut, le chant de la pluie sur les parapluies,
les flaques, les bateaux, la Vilaine, La Roche Bernard qui me donne tant,
des pas, un bon moment, quelques rares, des parkas, capuches, le bruit des pas,
un café tout au bout du quai, des pierres, un haut plafond avec des immenses poutres,
un théâtre avec des gradins, il y a des spectacles,
et le ravissement,
des mines jolies, des sourires, des zen,
une musique calme, le chocolat chaud, du café, un bout de chocolat,
toute la fatigue s'en va, la lassitude aussi,
cet endroit magique ressource à la vitesse si grande,
le coeur se remplit de bon, de beau,
le jeune paisible, apprécie, avoue que c'est bien de sortir,
des conversations au top, même si une poussée de dent de sagesse, le dentiste hier, des antibios, la vie encore,
qu'il est beau ce lieu, d'un autre siècle, dans la douceur du courant de vie,
la vie qui se souhaite qu'ainsi, à prendre son saisir, dès que c'est possible,
un lieu qui rappelle les estaminets des Flandres,
douce nostalgie dans un présent vécu de plein.
Il y a ces rencontres avec des lieux qui sauvent car leurs ondes parlent beautés, tendresses, humanité.