la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La salle de bains sourit, enfin, à l'idée de changer de tête, à l'automne, elle a bravement servi tellement ces cinq derniers étés, à l'Ouest.... et tant aimée dans son état d'être de paix, tellement...
celle du Nord en avait vu de toutes les couleurs dans les milliards de possibilités de mouiller, de souiller, de glisser, d'asperger, dans un vécu d'autiste petit...
c'est bon de tourner bellement une page, même el serrant fort de fort celle d'Aujourd'hui, tout contre, en dedans, il est bon de passer à une autre vue, pour capturer Aujourd'hui lumineux, tellement...
il est venu le temps de lui faire une beauté simple, de tout blanc, de changer le lavabo cassé tous ces ans, de mettre un nouveau sol pour poser ses petits pas, plus enfoncés, très certainement, dans des racines qui prennent boutures, à l'Ouest, pays d'adoption, de renaissance, de vie, puisque la structure si rare dans cette région pour le jeune homme autiste, au plus près de ses progrès.
Le pied a dévalé en douceurs l'escalier vers le garage, il y a des cartons à rouvrir, regarder, peser, si ce temps là en dedans, est révolu, ou s'il peut vivre encore à l'Ouest.
Un changement de région, se vit dans la longueur du sablier du temps, qui passe ses grains, du présent, du passé, à serrer, ou à laisser derrière,
un changement de région, c'est le chant, le cri du coeur qui se vit en tout dedans, et il faut laisser le temps faire son travail de tant,
laisser derrière, tellement,
et planer, humer les airs, regarder avec curiosité,
puis réaterrir son vivre, plus encore,
car la vie c'est sacré!