la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La Toto cligne de son phare, et se gare, un peu plus loin trois tables et bancs vides pour les pique niques, elle sort la glacière,
sous les pins parasols, le vent est froid un sweat se savoure de confort, et là, le regard se laisse bercer par la beauté des lieux,
entre Quimiac et Piriac, des pins, la mer, les bateaux, le ciel, la chaleur ventilée, comme c'est bon, comme c'est une chance de vie à saisir, après un départ de matin couci couça, et que lent emporte le petit esprit, l'aère, le pare de perles précieuses, et cela réussit,
la décapsule du petite cerveau limité est possible, ici, est rien qu'ici, rien ne pèse alentour, comme c'est beau, comme c'est bon de levivre simplement son temps sur terre, sans précipitations, devant une salade composée, des branches superbes si hautes, une goutte de résine tombe sur la table pour la cirer, le temps est si bon, la mer est là, belle offrande,
puis, la Toto range sa petite cuisine, et prend le chemin,
des rochers, une crique vide, personne, au loin, très au loin, quelques baigneurs tout au bout de la crique, l'eau est tendre, les galets lisses, s'asseoir est délice, des roulis, l'odeur de la mer, le pas s'approche, ose un orteil, elle est bonne, elle est transparente, le temps de ces petites vacances de début Juillet fort nécessaires pour s'évader, se donne de sa joie d'être, la gaieté revient, la tristesse reste derrière, les batteries se rechargent d'ions positifs, la lourdeur reste sur la plage, le petit corps s'envole, un goéland sur un rocher tout au bord,
bontés de cette moitié de journée.