la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Sans vérité, aucune, Sans vérité aucune, de bien silence de bel, tout de vrai de lui, ces petites messagères de la paix de l'amour, oeuvrent en silence à raz du sol, et c'est bon de s'agenouiller de penser oser rentrer un court instant, à fleur de peau, en elles,
un peu
beau
coup
à la
folie,
c'est qu'il en faudrait des
milliards de milliards de vies sur terre, pour y voir un peu clair, si loin encore de la vérité, qui n'est pas,
un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, sa vie si limitée à elle seule, même en lisant des autres vies,
et c'est fort bien ainsi,
cela laisse à la vie, le goût de la vie, sans vérité aucune, en simple levivre, au plus près,
la vie
ce bel
mystère
dans le pot du
cerveau
qui est soi
et il reste si bon de semer de belles graines, de bêcher, de cultiver son jardin, au plus près,
à fleur de soi,
sans rien savoir ou tellement peu que le mot rien parle plus juste,
et quand le bonheur est, quand la grâce du ciel,
une main tendue,
un ciel de joli,
une hirondelle qui rentre hier soir dans la chambre, douce messagère,
une ventre de soi qui a donné vie,
des quelques parts ravies,
c'est bien,
déjà,
tellement,
certains n'ont pas cette chance d'avoir accès au goût du vivre,
car ils sont tant privés de levivre leur temps sur terre, dans ses beautés.