la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La toto écarquille son phare, elle ouvre son capot pour laisser entrer la musique du premier étage. Réveillée un peu dans le vide éclair, la voici, envahie de douceurs,
la musique,
la vie,
le goût de vivre,
et les emballages de yaourts non déchiquetés avant d'être jetés à la poubelle, les cotons posés sur le lavabo descendus tranquillement au lieu d'être jetés par le velux de sa chambre, une seule cafetière calme sans bataille,
c'est le lot de deux ans d'efforts pour y arriver,
comme quoi, ici, la vie est multipliée en fatigues,
mais l'essentiel c'est d'avancer encore avec la santé, de le voir progresser, le jeune homme autiste,
ces deux dernières années d'adaptation dans cette nouvelle région, sont derrière,
ce n'est pas rien de changer de région, en quittant tout des repères, des aimés restés au pays,
c'est marcher dans le flou absolu, déjà,
et faire cette marche avec un autiste, c'est multiplié encore à énergies à dépenser pour la bonne cause, en enfers à traverser,
c'est peser, soupeser, le poids d'une vie, dans tous ses états,
de vie, dedans.
Je vous souhaite une douce journée sur votre route à vivre, à exister son sens, ses sens d'être Humain.
On reste Humain limité quelque part, et c'est ainsi fait.