la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Les quatre orchidées ont pris leur bain de racines, trois en fleurs, mais c'est la troisième qui captive, souvent, ses trois grosseurs vivent, et l'oubli étant là, seront elles de blanc ou de rose,
comme c'est gai d'attente,
le petit jardin vêtu de blanc, de rose, de rouge, cligne de l'oeil devant les quatre boutons de roses, les plus pressées, qui s'annoncent pour bientôt de soies de rouges, les hortensias grandissent, le pied de tomates rempli de fleurs, et celui de courgette tarde plus, l'iris n'ouvre pas son oeil bleu encore, c'est la deuxième année, le lierre grimpe la palissandre,
et tout derrière le bois, est un poumon si bon, que les deux poumons en fauteuil se posent, et se respirent, les oiseaux sont de tant, le coucou, le bouc, les cricris,
tout ce monde vit, et rend vivant de belle vie, le chemin fut si long de lourd, derrière,
et passé, il se range, et distribue au temps, des respirations douces, des souffles d'apaisement, des regards attendris, sur la vie qui fut tellle.
Le présent fait du bien, brouette des belles odeurs, et chaque fois la Toto roule juste un peu ses roues, dans le bourg et autour, la Nature la happe encore en corps, elle est par tout, présente, généreuse, naturelle, authentique, elle se pousse où elle veut, chacun la laisse belle libre, la Nature,
et comme c'est beau de reposant la liberté en beautés naturelles sans carcan, sans laisse, sans tuteur.