la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Retenir entre ses deux doigts pressés, sa petite goutte d'encre bleue, la laisser se ventiler, reprendre ses formes et sa vue plus juste,
il y a parfois tant d'halètement dans les ressentis vivants, si à côté du vrai, ou plus dur, ou plus tendre.
Doucement, de belle tranquillité, laisser décanter ses jerrycans de vie, et poser sur la feuille de papier,
un essentiel,
bien que parfois, souvent,
l'essentiel,
il est dans l'émotion vive, dans l'invisible remué en dehors, en dedans, en passé, en futur, en présent.
C'est un fort long chemin que de pouvoir lire juste, un être, qui ne s'épluche pas ses peaux, comme ça,
nul ne peut être jugé, jamais, car on ne sait jamais rien de lui ou si peu.
Prendre soin de quelqu'un reste essentiel, à travers tout, malgré tout, sur le chemin de l'amour,
en apprenant l'art de se protéger, sans s'extraire tout à fait, sans être collé tout près,
jauger de la belle distance que le temps apprend peu à peu.
Le temps qui passe, est un ami, qui sait peut être, il faut le laisser s'avancer, le temps, pour qu'il s'exprime,
il faut le laisser faire, le temps,
et se vivre en plein dedans, en amour, dès que c'est possible,
c'est la force de vie que l'amour, sur la terre, et le garder vivant, en parler, ou l'écrire,
c'est devenir gardien d'une mine si riche à coeur ouvert en bonheurs.