la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
C'est tendre et délicat de donner rendez vous, par le bout de sa petite plume, son duvet de bel tendre chatouille le bout de nez, et se sourit ses bleus,
la vie en amour fou, faut pas chercher de raison, cela dénature bien trop, une essence extra pure, dans la beauté de s'être,
être de son vivant d'être,
barbouillé de son encre, ses bigoudis d'étoiles, ses traces sur la feuille, ses buvards essoufflés, et sa petite frimousse gaie de sautiller sa page, chaque jour son cahier d'encres aux couleurs de son ciel, le pupitre merveilleux d'être cet enfant à vie, avide de voir encore, ce qu'il n'a pas encore vu, dans cette poignée de terre, ce velux de ciel bon, cette graine minuscule qui lui gargouille le ventre en bels volcans magiques, qui illuminent ses yeux,
et ce souffle d'aimer, être la trappe de son théâtre qui chuchote le mot effacé par un cerveau troublé, retrouver son essence dans les sens de ses sens,
c'est être celui là, humble son petit brin d'herbe, bien plus petit que lui, grassouillet ses bels tendres, sa vie verte chaque jour, son gazon dru et bel,
l'être ce petit invisible, qui pense pour être vu, et pourtant,
en invisible tellement, on peut voir bien plus, et penser juste un peu..