la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Quand la Toto, revient ses écoutilles si tendres avec la radio branchée, de Nantes,
qu'elle ressent ses petits pieds en éventails belle âme sur les commandes,
elle se sent aérienne, privilégiée,
encore,
en corps,
dix minutes si douloureuses, et le mot n'est pas vain, à survivre en autisme,
quand les cinq, les dernières, en dedans la cuisine,
quand les cinq, les de trop, en dedans la Toto,
le tympan droit sursautant devant ses hurlements,
puis la Paix,
mais quel travail sur soi, encore en corps,
pour pas envoyer tout balader, en se disant que cinq ans, c'est encore long, c'est court aussi,
vers ce foyer d'hébergement,
vers ce lieu qu'il vise, avec ses copains, ses copines,
bien sûr qu'un parent c'est de trop,
quand on a vingt trois ans, du haut de tout son bas qui élève vers le haut, en autisme à se vivre.
Et je remercie ce petit lieu d'être en plein de réel,
dans sa détermination essentielle de l'atteindre,
pour s'atteindre, encore,
EXISTER!
Les oiseaux, les mouches, un canard, le bouc, les fleurs dont je suis le plein d'aises en ouvertures.
Merci ma vie de me naître, encore et en corps, dans tes suffisances de paix, de liberté.
Comme c'est bon de VIVRE, j'aime intensément.