la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Le pas descend, guilleret, c'est déjà cela, la machine à rêver,
le linge sort en panier, et déjà il regarde, le gazon nouveau né pousse, encore,
le soleil chauffe le dos endolori si fort, ce jour,
les feuilles de l'iris pas fleuri l'an passé, alors cet an, peut être,
les branches se balancent, déjà les doigts se glacent, le vent est assez fort et froid en ce Printemps,
et puis les jaunes des fleurs, offrent tant de leur temps,
l'oeil se repose son temps, il apprécie de rester sur son petit espace,
c'est fort petit ici, mais comme c'est ravissant,
seul son regard de tendre, charmant, tout attendri,
qui n'en finit jamais de saluer le jardin,
pour toute sa grandeur, dans toute sa splendeur,
et le pas se remonte, frissonne un peu déjà,
quand le fauteuil se pose, il s'avance la vue, le regard fixe les arbres,
et le voilà le couple des deux pigeons de cette année,
ils viennent fort souvent, juste devant, tout près,
et c'est un bel spectacle que leurs amours vivants,
tout contre, ou s'envoler, et puis se rattraper,
je t'aime lui dit il, elle s'envole,
il la rejoint,
c'est beau les battements d'ailes,
des approches gênées, de la délicatesse,
je veux bien avec toi,
et voilà, qu'ils s'envolent, mais ils se reviendront,
juste sur ces belles branches pour doux se désirer,
pour ma plus grande joie, c'est bon d'être vivant.