la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Toute gaie, la Toto part vers Campbon, délivrée de tant d'oppressant, elle roule ses sourires, regarde là et encore là, le soleil est partout, et la Nature la reine.
Elle se gare ses ballerines et sautille la place, la petite boulangerie, du bon pain de ce bourg, puis elle marche un long temps, et repart vers le centre, pour papoter des mots avec la bouchère,
le soleil est au centre de ce bourg ce matin, tout un haut, c'est joli, comme c'est bon de chaud,
et puis les fleurs se regardent à travers la vitrine, des pas encore, nombreux à se pépiller avec les doux rayons,
le petit être expulse l'hiver de tel dedans, il se respire, inspire, expulse son air de dedans, et le ciel tout bleu entre et se tapisse un petit nid bel de chaud, en intérieur profond,
la paix règne en dedans,
et le chemin derrière, elle se retourne une seconde, le regarde, c'est derrière,
Aujourd'hui est fort grand dans l'intensité du bel moment à se vivre de vie.
Puis la Toto se gare devant la petite home, et la portière se ferme, et les pieds redémarrent, ils ont l'envie si forte d'aller lui dire bonjour. Ils gambadent belle allure, le corps léger permet, le souffle revient bien plus, et le voilà déjà, elle l'entend ses mots. Elle s'approche en douceurs, ferme les yeux un temps, délicieux gazouillis, elle le longe un temps, le regarde, l'écoute tendre, il lui donne son plein de son eau transparente, en débit bel puissant,
le cours d'eau, il l'envole,
et elle rentre vivante de bel paisible dedans, des tableaux suspendus dans son petit nid charmant, de ce cours d'eau du temps, de tout guilleret charmant.