la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Et quand la nuit apprécie son petit déjeuner doux à six heures du matin, que le jus d'orange est délicieux, que la baguette viennoise tendre bonne avec du beurre,
que le café attendra car c'est mercredi et le jour du jeune homme autiste,
et que quelques mots lus, quelques mots écrits, la douceur de profiter de se laisser aller encore dessous la couette d'ouest, après cette traversée de tant de temps, c'est bon de somnoler d'être bercée par un coeur qui bat paisible, c'est bon il dort encore de sa nuit à lui, le jeune homme, il y a eu tant de réveils de nuit dans le passé d'enfance,
il se réveille vers 7 H 30, et je me rendors paisible, si heureuse de le savoir descendre en bas, autonome, la bataille des cafetières en excès, gagnée,
je l'entends s'activer sans faire trop de bruit, il a pris soin de fermer ma porte restée contre,
et c'est fort agréable quand il me demande gentiment du bas de l'escalier, une heure après, si je veux un café, si bel temps de m'être rendormie, les yeux un peu dans le brouillard de la nuit réveillée, je souhaite qu'il me monte le café en haut avec deux sucres, il souhaite que je descende, mais je souhaite mes précieux instants de repos, encore,
il cède et me monte le café, le pose par terre comme je souhaite, je reste allongée, c'est important qu'il me sache me reposer, une mère n'est pas que debout, au service, à l'écoute, je me serre ce luxe d'aises qui m'arrive
Aujourd'hui,
yaouh, je lui dis que son café sent bien bon, l'odeur m'arrive sur l'oreiller, et j'apprécie ce réveil féerique, magique, tant désiré,
il ne veut pas de suite céder à ma demande de le voir ouvrir le volet pour terminer de me réveiller avec le ciel, puis il cède, comme je ne touche pas au café posé,
j'ajuste les coussins, m'assois, prend le café, le sucre, il est tiède, je me régale, et lui dis juste que la prochaine fois, ce serait chouette de le laisser sur la plaque de la cafetière, c'est encore meilleur chaud,
il me propose le second sucre,
mais je le refuse, en lui disant qu'il m'a monté deux grands sucres, et deux petits me suffisent,
ahhhhhhhhhhhhhhhh, Aujourd'hui, c'est la story des sucres, puisque toutes les références sont multiples dans la vie,
c'est le piment de la vie!