la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Pour un parent, c'est tellement plus simple de faire obéir l'enfant, sans discutailles, sans faux pas possible, tiens toi droit,, bouge pas, tais toi, OBEIS!
Alors si on choisit une autre voie, celle de souhaiter de voir grandir l'enfant vers son meilleur pour lui, en toute conscience de lui, en belles prises de choix pour lui, en intérieur profond,
cela donne parfois, souvent, le vertige, au parent, devant le lâcher prise, la prise de risques, mais il faut faire confiance à son enfant, et croire en ses possibilités, à sa vie qui est à lui,
le parent transmet la vie, mais il ne peut remplir son enfant, avec sa propre vie, ses désirs, ses peurs, ses joies,
CHAQUE ETRE EST SINGULIER.
Et en autisme, quand le jeune homme a vingt trois ans, que tant de progrès en autonomie possible, tellement travaillée avec lui, au fil des années,
que des bons raisonnements fort judicieux, que des bels choix,
il faut encore et encore accompagner, le jeune homme, de loin de près, avec la seule exigence qui est celle de favoriser en lui les bels choix à faire,
et chaque jour est une leçon de vie, car il y a tant apprendre dans la vie quand on est autiste, et qu'aucun fait de vie n'est simple à interpréter au plus juste dans sa tête.
Alors SANS ROBOTISER, c'est bon de le voir GRANDIR, LUI, et il en a un plein d 'existence, ce jeune homme, qui s'affirme de plus en plus, et dans de belles directions,
mais tout n'est pas gagné encore,
comme pour chacun, finalement.
Chaque jour, on se fabrique, sur son fil de vie.
Ce matin, tout est impeccable, on est dans les temps, à 8 H 10, il a terminé son petit déjeuner, tout est calme, cela bloquera juste quelques secondes, pour une histoire de pantalon.
C'est tout près d'être acquis, la toute autonomie dans le choix de changer de vêtements ou pas.
Pour les sous vêtements, no problème, il change chaque jour, pour le polo, c'est acquis de belle autonomie un jour sur deux, je laisse faire sans contrôle, il gère seul le matin, c'est génial,
pour le pull et le pantalon, c'est moins simple, il est encore tenté de mettre en lessive quand il les a mis deux jours, et qu'ils sont encore impeccables. Il ne se salit pas beaucoup, il a le respect de rester propre.
Et hier soir, on partageait ensemble, sur son pantalon sans taches, porté trois fois,
ce matin, en cuisine, quand je le vois avec des taches, je fais remarquer,
il me dit qu'il change demain, comme prévu!
oui, mais tu as taché exprès en essuyant tes doigts de dentifrice ou yaourts,
j'exige qu'il essuie pour ne pas sortir ainsi! ce sera deux minutes remuées mais essentielles,
et on en rediscute en Toto, de l'histoire des taches sur le pantalon,
et on se gare à 8 H 25, et on attend la navette, C'EST DOUX!