la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La jacinthe s'ouvre, imperceptible, l'oeil s'approche, se rapproche, fourre son nez, et puis la pose devant le petit bois de lumières, et il regarde la petite plante séduite déjà par ce bel galant tout vivant; Elle vivra, posée là, les arbres bels derrière, pas une branche ne bouge, des petits cuicuis d'oiseaux, le temps, sa révérence, sa jupe longue souple, posée belle tendrement sur le tapis des feuilles.
Le petit coeur palpite, il souffle, expire de l'air, est heureux de son vivant, qui le vit, à présent.
Une toux réveille le calme, mais faut le laisser faire le travail des secondes qui libère le corps malade. L'énergie c'est vital, et elle revient tellement, encore, encore, son corps, cette merveille de vie, ce joyau pour une vie, à prendre soin de lui. Un seul corps de chair sur terre pour la vivre sa vie, pour se buller en lui, pour se vivre ramifié par son regard ouvert vers l'espace de la vie qui se donne, et donne tellement du bel vivant, tellement.
Ce matin, les petites plantes posées sur des étals devant les deux fleuristes, des merveilles si jolies, des petites rondes de jacinthes, des pensées en godets,
la vie se vivre en fleurs, c'est de l'amour belle vie.