la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il pleut, un pigeon quitte une branche du petit bois, le bouquet des tulipes reste en tiges et en quelques pétales, il faudra songer à vider l'eau du vase. Le ciel est gris d'opaque, la température remonte,
il fera soleil demain.
Le temps brouette des pleins de calme, les acouphènes puissants aujourd'hui, après une nuit de sommeil, trop réveillé par des toux, tourmenté, alors le ralenti s'apprécie ce matin, happe ce bel moment à la boucherie, la dame est charmante, et le palais apprécie si fort encore de cuisiner ce midi.
Cela fait du bien de se faire du bien.
Le jeune homme autiste est plus serein, dans son équilibre, et cela change beaucoup, son sommeil semble effectivement plus récupérateur avec la mélatonine, son réveil plus doux, coopérant, plutôt zen. C'est immense sur ce chemin si long qui continue encore.
Et puis, la réorganisation des nuits en extérieur, a du bon, la nuit sans lui après le temps de gym, était trop limitée en temps. A présent, chez la garde, le mercredi soir, cela laisse un laps de temps de deux jours, seule, et c'est bon.
C'est précieux, la vie,
je la remercie, ma vie, de me permettre de me vivre encore.
Tant de gens ont la vie, là, dans le creux de leurs mains, et ne la voit pas, leur vie qui passe, ou bien trop tard, ou pas du tout. C'est triste.