la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Toute sautillante, la Toto roule vers les courses, déjà, le panier tout gai de content se sort, il est tellement heureux de penser se remplir pour recevoir son midi, en partages. Et il gambade les étals, choisit de belles endives, des betteraves rouges, du cresson, du gruyère râpé, sans s'oublier une plaque de chocolat aux oranges amères,
et déjà, il se sauve en dansant ses gambettes, et le voilà, posé dans la cuisine, et déjà se plongent les endives, les mains sautent avec douceurs sur les betteraves, et puis la sauce se mélange, de l'ail, mmmhh, comme c'est bon de couper, présenter une jolie assiette d'entrée,
le fait tout ronronne ses chaleurs, les endives glougloutent, les pommes de terre fondent, et dans une casserole, le lait, du cumin, de la farine, du gruyère, tournent et tournent en bonne sauce, comme c'est plaisant de cuisiner, tranquillement, affairée toute à son affaire d'odeurs, de matières, de couleurs, d'oeil à surveiller la cuisson, sans être dérangée, présente de plein, comme c'est agréable de cuisiner son moment libre,
le plat se prépare, rentre dans le four, la minuterie se branche, et, youpsdetoute paix, un cinq minute avant la sonnette de l'entrée, l'amie de l'Ouest, toute fraiche de deux ans partagés, dans des légers, des graves, des forts de forts,
comme c'est bon de partager son petit home de paisible, d'échanger sur tant, peu et beaucoup.
C'est bon de se laisser aller à être avec l'autre. Cela guide aussi vers soi, tellement.