la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Ce petit matin me lève sans voix, comme il y a deux jours, mais comme dixit le docteur, le troisième antibiotique puissant, et même si la bronche chatouille, que la toux de bronchite est encore là, que la gorge douloureuse,
il faut en rester là, après ce dernier traitement fort,
il prescrit quatre jours de cortisone en plus des fluidifiants,
et puis,
des infusions de citrons, avec du miel, pour adoucir,
et surtout,
le repos, encore.
Une fin de soirée difficile avec le jeune homme autiste décidé de tenir son idée fixe, avant de se coucher, et puis déjà aucune envie pour lui d'éteindre, si remonté de lui.
Et dans cette route de vie, ensuite, mon sommeil suit un épuisement puissant, d'avoir tenu, en force, comme c'est possible de tenir, dépassée fort en tout dedans hier soir.
Alors, la fatigue d'énervement qui s'endort, réveille plusieurs fois cette nuit, et il est bon de se rendormir en paisible pour penser récupérer plus encore.
En ce matin de constatation certaine, une vie en autisme use, tellement percutée en extrêmes à connaître, entre euphorie et désespoir, selon les humeurs du jeune homme.
Et sur ce fil de vie, il est bon de tenir l'équilibre, en modéré, en bel équilibre entre l'envolé et le noyé.
Marcher son pas, le pas, vers devant, en se vivant son pas de vie, en vie, de bel désir de vivre, son jour, sans oublier de vivre, jamais.
et même si,
"Le monde a oublié
Qu'aimer tout simplement
C'est se garder vivant!"
dans une vie en autisme, après un fort long parcours, à tenir, dedans,
" Il faut prendre distance
Et du recul en amour
Pour pas se mourir dedans"