la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Un premier jour de Janvier, c'est tellement, une reprise, tellement, pour beaucoup,
et pour le jeune homme autiste, aussi,
le temps avance après le réveil, rien ne bouge, ni âme ni corps, le silence,
le temps avance son rythme en secondes, et il presse le temps avec cette navette à prendre,
on la râtera,
impossible de faire mieux pour ce matin d'une nouvelle année, ainsi commencée par son départ sur les archi chapeaux de roues, en prudence,
et puis finalement, l'aller retour apaise bien vite, avec un retour vers un soleil si plein de bel orange, des oiseaux dans le ciel bleuté, trois avions passent, les arbres nus se dessinent sur cette jolie carte postale, le clocher au loin,
comme c'est beau,
la Toto savoure son instant, son zen qui revient vite, après ce non speedé du jour décidé à se séparer de pages de livres volantes de l'an passé, en les déchirant avant de mettre en poubelle, quand le temps presse, quand chaque jet en poubelle est chargé de secondes multiples,
mais il presse pour qui le temps, au final, le temps est tellement cette histoire de temps, le temps c'est tellement de la vie qu'il faut tenter y mettre dedans,
alors levivre en ce départ de matin, c'est juste une question de temps qu'une mère donne à son fils,
et comme il reste bon de se méfier tellement d'une photo dans son instant saisi, quand le temps des retrouvailles laisse tant de bonheur sur les lèvres, tant de gaieté. La Dame merveilleuse du Nord, a exprimé la dureté, l'impossible, pour faire avancer ce jeune autiste dans la matinée du départ du 1er Janvier quand je suis arrivée à 12 H 30,
et qu'elle le constate et que cela pèse sur ses épaules, " c'est bien parce que je t'aime que je me donne du mal pour toi, car tu es difficile ",
et c'est à la fois désespérant de l'entendre voir si juste
et c'est une phrase salutaire qui pointe une reconnaissance de la lourdeur de la charge pour la mère,
cette phrase est le tremplin de ce début d'année, en poursuivant le travail à faire, pour puiser des progrès encore,
sans oublier que l'essentiel aussi acquis se poursuit et vise la belle légèreté à saisir, à prendre soin de moi, à happer le zen et le calme,
ce n'est pas un caprice mais une douce initiative dans le respect du droit d'une mère,
car c'est en vie qu'on vit.