la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il fait froid les bouts de doigts, pourtant le feu dans l'âme chauffe et fait du bien, l'hiver c'est pour bientôt le voilà qui se passe son bout de nez tout rouge, et son sourire éclats de bels icebergs tous blancs, sa petite frimousse croquine les feuilles le sol, le potager couvert aura un peu moins froid, et le rosier du Nord s'est il bien préservé, et les petits brins d'herbe qui m'ont tant fait marcher dans le jardin là haut pendant presque vingt ans, vont ils bien, rêvent ils, c'est étrange une vie comme *levivre passe vite, comme il se passe à *levivre, et quand l'aimer son temps, aimer son alentour guide souvent ses jours, il reste au plus profond des bels relans de flammes qui demeurent éternelles, car l'amour n'a pas d'âge que celui de *levivre, dans son instant précieux, son moment à se donner et quand on en reçoit en retour cela étonne, car un geste d'amour, c'est tout jour une magie, un éclat de lumière, le brillant d'un oeil vif, une main chaude ses pores, le sang qui fait un tour sous de belles émotions, c'est si vivant *levivre quand on a cette chance de pouvoir son temps *levivre, et ce temps de l'Avent pousse aux remerciements quand la vie offre autant, certains si malchanceux sans toit, sans un seul sou, pas de papiers, exilé, ou malade, ou rejeté, les habités des guerres en massacres sans noms, comme a de la chance quand on est son vivant et que souhaiter plus, que la paix pour chacun, la santé, de l'amour, Ô comme j'ai de la chance...pour en aimer des autres, il faut être si soulagé de la nécessité du minimum vital...ma chance je la soupèse et comme elle pèse lourd...alors personne ne peut me crouler cette fois...un jour on se ressent une telle force en soi, qu'on baisse un peu la tête c'est tellement surprise de se sentir devenu soi tout en lâcher prise d'envolée pure et belle...