la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il faut croire que je suis bête pour en demander tellement à la vie,
quand de pleine confiance revenue, d'une force vitale qui m'étonne, je ne sais d'où elle sort...
car quand la dame n'est pas venue hier, car son père au jeune homme absent malade ce jour,
d'abord je suis juste quelques instants ko, mince, il me faut compter que sur moi, encore, en corps,
et quelques minutes après: *Tais toi ma peur mon angoisse d'être encore son coach depuis toutes ses années, celle qui l'entend, soupèse mes mots, mes réactions, en travail de mère d'autiste pour le faire GRANDIR encore....en amour ferme et patient.
et quand hier après midi est miracle, c'est yaouh, de si bon,
car le pied décidé de rire sourire part en Toto, vers une table extérieure, un ciné, la digue de soleil, et quand le soir son chouette de ce bel après midi, cela fait chaud au coeur, de me sentir si légère aérée calme paisible gaie,
pourtant, je me disais que dommage:
- quand il ne comprend pas bien pourquoi une dame ne souhaite pas le reservir en boulettes de viande du couscous
- qu'une autre souhaite ses jetons, et qu'il garde l'argent dans la main, je n'avais pas commandé de cafés en même temps que le repas
- qu'une dame encore ( mais il n'a que les dames?!) lui dit que sa mère l'attend près de l'escalier, et qu'il a du mal à accepter qu'une lui adresse la parole sans le connaître, alors il dit que son ton à la dame lui semble dur
mais évidemment qu'il est autiste,
il faut croire que je suis bête pour en demander tellement à la vie,
il est autiste, et voilà que je l'oublie, qui il est...
Une journée belle grande de ses progrès, LA LIBERTé que j'ai, à ses côtés,
et je pense aux parents dont les enfants ne les laissent pas en paix, je m'incline, et mes douleurs ridicules d'enfermement me semblent enfin loin...