la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Quand le psy de mon fils autiste de vingt sept ans, prend sa retraite avant ses envies, cassé pour beaucoup par les normes, la loi de la sécurité sociale,
quand il s'agit de cinq ans d'accompagnement,
alors...
par deux fois, je sursaute:
* je suis triste que le docteur s'en aille, dixit mon fils
* je ne sais pas si j'aurais pû faire ce que vous avez fait, dixit le psy
Alors, en réponses en mots bêtes:
**je suis triste aussi, mais je souhaite restée gaie des ans passés
**n'hésitez pas à m'appeler, je ne souhaite pas rester muette,
je souhaite partager ce vécu pour en aider d'autres
( il sera présent encore à des conférences )
Et oui, ce fut parfois si rude d'épuisant dans ce vécu en autisme, en famille,
et puis aussi, si éreintant, les cinq premières années passées ici,
pour faire entendre, comprendre, voir, l'AUTISME...
et un parent reste ce parent si pauvre car non professionnel,
souvent soupçonné de désespoirs, de chagrins qui cachent la vue...
C'est bon d'être en Septembre 2014,
avec mes fluides sereins accueils en mère, en foyer d'hébergement, en ESAT SA ESAT,
avec les pros, main dans la main...
SURTOUT AVEC LE JEUNE HOMME AUTISTE MON FILS SI EPANOUI DE BEL EQUILIBRE...
ENSEMBLE!
Quel chemin en amours, quelles découvertes sur soi et sur les autres,
quels parcours de vues, quelle patience il a fallu...
J'étais fort fatiguée ce jour et c'est bien, je me suis gargarisée des cris d'oiseaux,
de marches dans le bourg, de petits papotages bon enfant, d'ESPOIRS devant...
et puis l'IRM d'hier et mon ménisque fissuré, cela surprend,
j'allais annuler le rv, la douleur moins forte...
Mais comme c'est une grande chance de pouvoir prendre soin de soi, de sa santé...
MERCI MA VIE, d'y être allée!
UN CHEMIN EN AMOUR peut tellement surprendre...