la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Quel régal d'avoir marché de partout le bourg ce matin, d'avoir vu fuir un lézard dans un vieux mur, de croiser le vol d'une hirondelle dans l'entrée, de dire bonjour, d'écouter les vacances d'une copine de la torréfaction, d'une autre du petit hôtel sur la place, c'est bon de retrouver vivant ce creux de vie ici, bien niché sur son côteau, de croiser encore tout à l'heure de la roche sur le bord d'un mur construit sur ces vieilles duretés qui durent depuis des décennies,
ce sentir dur comme du roc,
et aussi doux comme du duvet,
c'est émouvant d'être celle Là...
La joie de voir que la tête libre, peut ressortir sa plume, posée pendant les séjours d'amis, les peines de passages de vie, *levivre se dégouline des petits bleus tendres, comme les deux tiges prises hier dans les mauvaises herbes à côté du potager sa mine de platine si chère à mon coeur, dans le petit vase sur le meuble de la cuisine, elles rayonnent,
mon coeur avec,
c'est bon si bon si bon Tellement,
*levivre,
la porte fenêtre ouverte, le soleil, vingt six degrés, le Nord a froid, c'est ici qu'il est bon de *levivre, ce petit coin m'a conquise, on s'aime d'amour fou...comme j'aime aimer sans raisonner, juste d'amour...ce qui étonne les amitiés, quand ils se rappellent la home in Nord, quand little home si différente, si rien à voir, si juste à laisser tout le temps pour aimer aimer aimer...