la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Ce matin dans le bourg, pas très tôt, la Toto glisse ses mains son volant, et s'envole, en elle tout est douceurs, les chants des oiseaux, ce bruit de l'eau, des touches de piano, tendresses, apensanteur...
ce soir, sur la quatre voies, les phares allumés, des mélodies un peu plus loin, de la trompette, accords légers, bruissement des gouttes, mais c'est plus difficile de décoller son sol de terre, elle tente et retente, et cela marche, elle s'envole, son île précieuse qu'elle aime...
six ans de présence ici, et en ailleurs...
Elle s'espère la Toto, aussi émouvante et sa digne, comme sa mère, au téléphone cet après midi, *je n'en peux plus...et quelques phrases après, *je ne m'ennuie pas...le docteurE traitant tourne autour de la vérité, trois spécialistes à voir d'ici, ces trois semaines...son essuie glace à plein turbo, en raccrochant, son oeil mouillé, et pourtant, une fin d'appel si paisible, entre nous deux, c'est vraiment émouvant de *levivre son monde à elle au seuil d'un départ...
comme la vie confiera un monde bien à elle, la jumelle de son frère autiste dans un monde parallèle, pour une semaine prochaine ses vacances, c'est émouvant *levivre à *levivre...
la vie ses mondes en lignes côté à côte, à distance,
et qui parfois se croisent par la force du Destin, et comme c'est délicat son intime de vie, qu'un regard leurs croisés, un baiser échangé, *levivre son palpitant au plus près de l'amour...