la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Le polaire s'est sorti hier soir, le plus froid, même assez froid ce matin,
cela fait tout étrange cet air vif sur le visage, un ciel haut, du soleil,
c'est vraiment agréable, un petit café sa torréfaction chaude, le petit pain,
un grand aux céréales à la main, des tranches de jambon, la bouchère son sourire,
c'est bon quand le jour s'ouvre assez tôt vers le dehors, cela remue éveille les sens,
cela donne de la vie qui entre en brassées bonnes leurs vivantes,
c'est déjà vendredi, comme le temps passe vite, même de plus en plus vite,
le temps de son aquagym ce soir avec la dame, le mien en bord de mer son thé ses coulis,
aimer laisse si peu libre, dans un vécu d'autisme il prend beaucoup de l'autre,
et le choix pas à faire, c'est fort son impossible d'abandonner son fils fragile sans se soucier de bons soins,
et cela reste à l'ordre du jour, chaque jour, quand il est là, déjà, et aussi,
à remuer d'aimer l'ESAT, la SA ESAT, le Foyer d'Hébergement,
c'est que c'est pas rien d'aimer quand cela prend toute une vie,
une bonne partie derrière, qui sait combien devant?!
alors aimer encore son jour après son jour, se protéger aussi, pas s'épuiser pour rien,
la vie dans sa précieuse, mérite tant d'égards, de bontés à l'aimer quand elle délivre plus,
cela fait presque un an que la nouvelle d'une entrée possible en Foyer d'Hébergement,
onze mois que son entrée, ses soubresauts, ses luttes de vie pour qu'il soit reconnu dans ses difficultés,
tout cela est derrière, tout cela n'est plus à faire,
six mois de luttes, six moins plus reposants,
le corps sent qu'il a pausé, même si d'autres chocs en parallèle, plus simples à vivre leurs seuls,
la vie apprend chaque jour qu'on ne la refait pas sa vie,
puisque si privé de vrai choix, dans un vécu en autisme,
la vie avance, elle continue, et des choix jolis allègent déjà tellement,
des retours positifs, et cela fait du bien...
sans jamais oublier que la vie derrière pas choisi, imposée, tombée ainsi faite,
et à se marcher dedans, en béquilles, à l'aveugle, son jour après son jour,
et voir après tout ce temps, COMME AIMER REND LEGER,
et ressentir qu'aujourd'hui, LE VOIR EPANOUI LE JEUNE HOMME AUTISTE, exigeait touc ces passages,
puisque qui? qui peut se préoccuper plus que le parent, pour donner du bonheur à son enfant fragile?!
l'amour rend intranquille, c'est vrai, mais chouchoute l'âme d'amour, et le bel état d'âme d'être au plus près de soi,
ravi par son courage pas choisi, par sa détermination si longue en temps, par pouvoir souffler plus librement...
EN GARDANT L'OEIL OUVERT, une mère voit son clair...