Les tulipes toutes sèches, se sont jetées dans la poubelle, des neufs oeillets jaunes clairs barbotent dans le vase, sur le bord de la table ronde, à côté du carré aux quatre bougies de l'amie du Nord vue il y a trois jours. Si on peut oublier d'avoir circulé en mobylette entre là et l'institution son lycée, voir oublier le ressenti les sensations de chaque jour pendant trois ans...puis deux encore, sur cette route, et dans ces cinquante deux ans passés dans le Nord de la France, il reste des flashs puissants, et des oublis immenses.. Le rappel d'un retour de patinoire avec l'école, transie, la pluie, le froid, le gel sur les mains, le visage rougi, cela reste vraiment, comme l'amitié précieuse de doux rappels, des trucs dont elle se souvient et que j'ai oubliés, l'amie de bientôt cinquante ans, à se partager parfois, à se muettiser d'autres fois, à se respecter nos vies surtout sans tchatch sans les trop, juste une force solide à se partager nos êtres de chairs à une table *ensemble, parfois, nos vies si différentes, si singulière chacune et comme c'est bien ainsi, l'instant de nos présences, son chaque fois c'est fort...et sur ce chemin, un peu plus loin, la naissance des trois enfants, souvenirs intacts, et c'est bien!
c'est fort de fort la vie! dans ses intimes superbes, sa mémoire se vit!