la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il y a ces grands espaces désertiques, qui ne laissent place qu'à soi,
comme au réveil de son matin,
et cela fait du bon, et cela peut faire peur aussi,
et puis, très vite, l'oeil se réveille, regarde le beau,
le petit bois, le nid,
cherche l'écureuil absent,
les sens se réveillent, la vie parcourt,
les doigts prennent la plume,
le regard ouvre des écritures,
c'est bon tout cela...
et même ce doux aboutissement,
après huit jours en suspension...
il y a un appel d'arrêt de la PCH car il est au foyer,
puis mes appels, leurs messageries, leurs rappels non faits,
pivoter entre tel et telle interlocuteurs, de l'énergie perdue,
mon courrier où est il? finalement trouvé!
et puis ce tendre matin, la demande entendue,
la PCH reconduite, pour les aides des mardi et vendredi soir, six heures,
et c'est bien...
et après une folie d'appels,
une dame de la MDPH sur mon lobe gauche, celle du service d'aides à domicile, sur celui de droite,
et dans l'instant d'après un de mes lobes, j'ai oublié, la dame du conseil général,
c'est ficelé, c'est bon, mes partages entendus, à leur réunion d'hier...
on a lutté pendant vingt six ans, pour en arriver là!
mon fils autiste a besoin d'accompagnement pour aller à la gym à l'aquagym,
en toute indépendance, SANS MOI!
cela fut entendu, cela fut apprécié qu'on fait éviter les frais coûteux d'un foyer de vie!
Merci la vie!
j'espère que cette lutte finale...
en attendant ce désert vide son créatif me plaît...
Une nouvelle vie commence, la vie se continue différente,
des parties de moi obligée à être présente de mon coeur en autisme, se libèrent,
d'autres voies se proposent,
comme cela fait du bien, ce vide, cette liberté, mes zones d'inoccupée, qui me donne toute la place,
pour envisager,
c'est si bon!
que je n'en reviens pas,
et ne me transpose pas encore dans mon train de demain, Lille vers 14H20,
Un banc m'engage à le suivre, je m'asseois, ferme les yeux, roucoule de bels rêves,
la vie pour que je l'aime!
Et puis il y a cette douleur, il est au foyer, lui, mon fils autiste,
cela reste une absurdité, la vie,
et tellement d'amour toutes ces années derrière,
comment baigner dans autant d'amours à présent?!